jeudi 8 août 2013

Mont-Blanc 5,6 & 7 Août 2013


Il faut bien travailler de temps en temps.

Il s'agit de la fin d'un stage Mont-Blanc. C'est un stage de 7 jours dont le programme est le suivant:
- J1 Mer de Glace; école de glace, découverte du matériel
- J2 Montée au refuge Victor Emmanuel 2 dans le Val d'Aoste
- J3 Ascension du Grand Paradis 4061m. Sommet d'acclimatation idéal: au dessus de 4000m et très facile techniquement
- J4 Ecole d'escalade en grosses chaussures dans le but de préparer l'ascension de l'aiguille du Gouter.
- J5 Montée au refuge de Tête Rousse
- J6 Ascension du Mont-Blanc 4810m et retour au refuge de Tête Rousse pour la nuit
- J7 Retour dans la vallée

Un guide pour 2 clients maximum pour l'ascension du Mont-Blanc. C'est donc ici que j'interviens pour ce stage.

Déjeuner 1h30 après une très courte nuit. Grand beau temps mais assez venté. 9a promet de se cailler un peu sur le sommet.
Mes deux clients, Tim et Jasper (Hollandais) sont très en forme. 1h30 pour arriver au Gouter; 4h45 pour le sommet.

Nous arrivons au sommet juste après le lever du soleil. Nous avons ainsi profité de la naissance du jour et de ses superbes lumières sur l'arête des Bosses.
Comme prévu le vent est assez marqué et froid. Du coup, quelques photos et 5 minutes après nous entamons la descente.
Un peu émoussés par la montée 'rapide' la descente du Gouter sera aussi longue que la montée. Peu importe, nous arrivons vers 10h30 à Tête Rousse. Le couloir du Gouter est traversée en sécurité, assez tôt pour éviter les chutes de pierres de la journée.

L'ombre portée du Mont-Blanc au lever du jour
Sur l'Arête des Bosses

Mes 2 clients au sommet du Mont-Blanc

Lumières d'altitude



dimanche 4 août 2013

Une belle Journée de Trail 'amélioré': Traversée aiguille de la Vanoise et arête Ouest du Grand Marchet


Une belle journée de dispo en plein mois d'Aout et une envie de grimper qui revient en flèche.
L'occasion est trop belle pour la rater. Cherche coéquipier 'désespérément' pour aller faire une grande voie et fuir les fonds de vallées surchauffés.
Mais voilà, ça ne marche pas à tous les coups; Personne de dispo.

Une idée remonte à la surface, se faire un petit solo tranquille en traversant l'aiguille de la Vanoise. Ah oui, j'en avais une autre: l'arête ouest de l'Arcellin en solo.
L'aiguille de la Vanoise ? Trop court. Arcellin ? trop court aussi !
Bon ben c'est décidé, je vais essayer d'enchainer les deux.


Départ 8h15 des Fontanettes. C'est parti pour une belle petite montée au col de la Vanoise à la Fraiche. Je double les plus lèves tôt des randonneurs et en croise déjà certains qui redescendent. Ça m'occupe un peu l'esprit en essayant de comprendre leur programme.
Je rencontre une cordée d'amateurs juste au départ de la traversée. Ils sont en train de s'équiper. Je les sents me regarder avec curiosité; seul, en running, vive allure.... je lève la tête et reconnais immédiatement Fabrice, un de mes clients. Quelques phrases polies échangées sur la vie, les projets... et je me remet en route.
Je change de chaussures car il ne faut quand même pas déconner. Je m'imagine un hurluberlu me doublant en solo et en running; ça m'aurait un peu énervé ! Je décide de ne pas mettre de harnais car dans mes souvenirs c'est pas bien violent.

Je double assez rapidement une autre cordée dans le début de l'itinéraire. La fille, en tête, parait assez perdu. Je la vois presque contente que je la double. Elle me lance un "et bien je vais vous suivre!". Une minute plus tard je ne la vois plus. "Y'a pas à dire, ça avance quand même plus vite sans corde, sans relais"
C'est sur la partie effilé de l'arête que je regrette de ne pas avoir mis le baudard au cas où. Je règle le problème dans l'échancrure de sortie des voies 'électrochoc' et 'petite Paquier'.
Me voici maintenant à la sortie de la 'Demaison' et donc au sommet de l'aiguille de la Vanoise, dans l'herbe à côté d'un beau cairn.


La descente nécessite une bonne attention. C'est là qu'on se dit que finalement, la corde, ça peu avoir du bien.
Aussitôt dans les pentes d'herbes sous l'aiguille, changement de pneumatiques pour un retour version 'Trail'.

En bas, en haut et me voici déjà au pied du Petit Arcellin. Pas âme qui vive dans cette paroi. Aucun sac au pied, cette fois ci je serai tout seul.

Petit Arcellin,
arête Ouest au 1er plan
Me rappellant assez bien de cette classique de Vanoise, j'avais emmené les chaussons car certaines longueurs sont bien sous-côtés et surtout, le rocher 'commence' a être bien patiné.
Je sortirai quand même deux fois mon petit bout de ficellou pour sécuriser deux pas bien marqué et bien patinés. L'ambiance dans cette arête est bien plus aérienne et demande souvent une escalade plus extérieure que dans la traversée de l'aiguille.
Le dernier 'bitard' après la jonction avec la voie Vion demande également de grimper avec beaucoup d'attention; rocher péteux et patiné.




Sommet, quelques minutes de détente mentale puis directement la descente. Je pensais éviter une manoeuvre de corde dans la dernière cheminée de descente mais la raison m'a rattrapée. Je teste un nouveau (pour moi) système de récupération du rappel avec un crochet Fifi et un bout de chambre à air. Et oui, qui dit partir léger, dit partir avec peu de corde.

bricolage maison
Retour au pieds de la voie pour récupérer le reste de mon matos puis descente rapide sur Pralo. J'ai soif ! J'ai plus d'eau !

Bref, une belle journée en montagne mais pas pas de tout repos !!!